Départ de la visite
Départ de la visite
e corps de Germain semble faire l'objet d'une vénération dès son inhumation. Les embellissements du comte Conrad au IXe siècle comme ceux de la reine Clotilde trois cents ans auparavant ont pour objet d'exposer les reliques de l'évêque à la dévotion des fidèles.

Conrad fait ainsi bâtir sur deux niveaux un sanctuaire voûté organisé de telle manière à permettre aux pèlerins d'approcher le corps saint, intercesseur de leurs prières. Le niveau inférieur de ces cryptes est le seul à subsister aujourd'hui, la partie supérieure ayant été détruite lors de la reconstruction gothique de l'abbatiale.

L'édifice est agencé suivant un plan symétrique ordonné autour du tombeau de Germain. Le sarcophage est placé en position absidiale d'un espace à trois nefs appelé confession.

C'est dans ce saint des saints que peuvent être célébrés des offices ou l'eucharistie.

Un couloir de circulation enserre la confession et s'ouvre à l'est sur le tombeau alors visible par tous.

De part et d'autre du couloir d'accès, des oratoires incitent à la prière et autorisent des étapes intermédiaires avant la vénération des reliques. L'ensemble de cet espace sacré est éclairé de nombreuses ouvertures qui laissent voir un abondant décor de motifs ornementaux ou figuratifs peint sur les murs et les voûtes de l'édifice.

Des scènes de la vie des saints Étienne, Laurent ou Vincent portent à la méditation dans de petits oratoires tandis que des figures épiscopales rappellent dans les cubicules latéraux de la confession la mémoire des pontifes successeurs de Germain inhumés à ses côtés.

Deux ouvertures occidentales permettent d'accéder à ces cryptes sans doute selon un sens unique de circulation qui facilitait le cheminement recueilli des pèlerins.